Pis? Comment ça l’a été depuis la dernière fois que l’on s’est causé?
Tu as largué les amarres et tu as perdu ton chemin, comme le ti-cul avec son lion dans son pédalo… lui et ses 62,8 mille milliards de chiffres sans sabords, comme s’il se la jouait à la Archimède de Syracuse. Tu as cru que cette année aurait été celle où tu pouvais festoyer, avoir enfin un semblant de chemin que tu as si longtemps désiré, mais tu t’es vite aperçu que la vie avait une réalité et c’est à ce moment que tu t’es fait poivré de gauche, à droite, en haut, en bas, en diagonale, X, Cercle, Carré, Triangle, Start, Reset.
Bref, c’est ce que tu dégages, du moins.
Qu’as-tu en ta possession maintenant? Des vagues. Tu prends ce pédalo et tu suis les vagues que l’Océan, la Vie, te donne, et ce, tout en espérant que le gros minou poilu à côté de toi ne te gobe pas rond…rond comme le pot autour duquel tu tournes depuis belle lurette. Oh boy, attache ta tuque, car ça risque d’être un long voyage…
Cher Canonnier,
Tu navigues ces vagues sans connaître sa destination, mais, tout de même, tu réussis toujours à arriver à bon port, rare qu’il le soit, sauf. En t’arrêtant temporairement, tu fais de belles rencontres. Même si tu sers quelques pinces ici et là, tu sais qu’il y a quand même un vide quelque part, mais tu ne peux pas précisément mettre ton doigt dessus sa cause, car tes mains sont déjà occupées; une pour la pince et l’autre pour le plaisir charnel. Une chose certaine, c’est que tu le sais que tu ne t’attacheras pas pour si longtemps, car tu le sais que ce n’est qu’un moment de temps avant que tu quittes, encore une fois pour un temps indéterminé, pour t’arrêter encore éventuellement afin de faire le plein d’essence et acheter un ti-sachet de Whiskas, parce que les p’tites croquettes commencent à presser, compère.
Tu le sais aussi bien que moi que tu ne t’attacheras pas à ce port pour si longtemps, même si celui-ci te semble être le bon, car tu n’utilises pas cette destination pour espérer de combler ce vide au bout de la ligne, comme le fait le Simili-Martien à la graisse de cabestan et son Loch Lomond; après tout… ça ne serait que toxique, n’est-ce pas? Tu as du chemin et beaucoup de vagues à flotter et ce chemin commence par toi. Donc, que ferras-tu après avoir quitté ce port et après avoir déçu plusieurs et certaines personnes? Eh bien…tu continues de naviguer, tout en figurant ce qui se passe, avant de pouvoir enfin considérer d’être prêt de finalement laisser tremper ta plume dans l’encre ou tremper l’ancre dans l’eau une fois pour toutes et de pouvoir passer tout ton temps sur le bon port. D’ici là, c’est pour cette raison que tu continues de jouer avec la vie, rire de ses blagues plates, patauger les eaux, danser avec ces vagues et voir où tu t’arrêteras encore.
Présentement, tu sens que cet arrêt est le bon. Merde, toutes les commodités sont là. C’est un buffet à volonté. Malgré ce confort, tu sais que cette destination n’est pas la bonne et cela te déchire, car tu sais ce que tu es en train de manquer et tu reconnais les belles choses dont tu es en train de passer à coter et tu as hâte d’arriver au bon port, pouvoir manger un bon porc, d’abord que tu te retrouves…encore.
Ce dilemme : mettre l’ancre à l’eau, une fois pour toutes, pour enfin pouvoir relaxer et en profiter ou retourner dans le Tsimtsum avec un beau félin sans son Catnip, comme sa seule distraction, en ne sachant jamais quand il finira par commencer à te licher; le premier signe qu’il commence à avoir faim. Il me semble que cette fois-ci, le temps n’est pas ton ami. Après tout, le chat ne l’est pas non plus.
En te connaissant, cher guerrier téméraire, nous savons déjà tous les deux quelle décision tu vas choisir.
Oh hisse!
– Capitaine
Affliction, désolation
dolor, la petite mort
chagrin
remue-méninges
et/ou cætera
tarla
abracadabra
1, 2, 3, 4, 5, 6
- 07
P.-S. – Les planches de la sole commencent petit à petit à perdre ses clous et les félins n’aiment pas l’eau.
Je ne sais trop à qui m’adresser…le Capitaine ou le canonnier…le félin…puisse mes mots se rendre à tous…
Bien que de naviguer des vagues d’Océan à bord d’un pédalo révèle d’un exploit, d’un grand effort physique et mental, il semble que ce canonnier ait le temps de se poser de temps à autres. Même s’il sait que tout est temporaire, le temps à bon port fait du bien même si ce dernier est de courte durée. Il y a beaucoup à tirer pour se développer et retrouver le « soi ». Son embarcation a besoin de modifications pour naviguer plus aisément et être moins à bout de souffle. Se laisser-aller, accueillir ces vagues et les blagues plates de la vie. Peut-être le canon est-il trop lourd?
Ce gros matou qui n’attend que de lécher ce marin d’expérience a besoin de se rappeler que ce dernier tient en ses mains un canon. Bien armé pour se défendre ce canonnier… avec des Wiskas en plus.
Bien que la sole perd de ses planches, le bois flotte, le canonnier saura s’y laisser porter jusqu’à terre ou bouée, tandis que le félin qui n’aime pas l’eau sait très bien nager. Tous deux trouveront leur voie.
Le Capitaine semble bien gérer l’équipage en ayant un pas de recul. Sage, ce Capitaine.
-La Couz –
La tempête domptée et dominée, une marée haute… bien haute avec des vagues dans une mer puissante et envoûtante en laissant comme dernier souvenir le goût salé léger sur mes lèvres ?
Une sirène ?♀️ Enchantée d’un canonnier guerrier