Un canard en plastique, au milieu de l’océan, ne sait pas vers où il s’aligne. Il ne sait même pas ce qui se passe dans sa vie. Il navigue les vagues en espérant de s’accrocher à quelque chose afin de se démerder. Pourquoi? Pour pouvoir survivre ce monde compétitif et parfois cruel. Il survole les espèces marines qui se trouvent en dessous de lui en se demandant quelle est sa destination. Tout comme la génération Z, vous ne savez pas par où commencer et vers où vous vous aligniez et, en fin de compte, dans quoi vous vous embarquez. Je ne vous blâme pas, car la génération X, ma génération, ne savons pas plus si ce que nous faisons est la bonne chose pour l’avenir.
Nous faisons seulement notre possible, parce que le mieux qu’on puisse faire c’est de faire notre mieux, peu importe ce que cela implique pour nous. Nous ne savons pas plus que vous de ce que nous faisons. Nous pouvons dire que nous sommes dans le même bateau que vous, mais nous sommes des navigateurs typiquement différents à notre façon tout comme vous l’être à votre façon. La seule différence c’est, qu’en tant que navigateur de cette génération, nous créons un chemin pour vous pour que vous nous suiviez. Lorsque nous allons dépérir, vous allez prendre les commandes. De toute façon, rien n’est certain.
Ce qui est certain, cependant, c’est ce qu’Antoine-Laurent de Lavoisier du Gérondif avait mentionné il y a plus de deux cent vingt-six ans : « Rien ne se perd, rien ne se crée : tout se transforme ». Ce que je dis c’est : « Malgré qu’il n’y ait rien qui se perd, que rien ne se crée et que tout se transforme, eh bien tout est temporaire, logiquement ». Il est inévitable tu rencontreras des obstacles dans ta vie et qu’il va y avoir des évènements que, selon toi, vont être la fin du monde. Sachant ça, alors pourquoi ne pas vivre ta vie sur tes propres termes? Miser le tout pour le tout? Faire tapis? Vivre ta vie à cent-mille à l’heure? De toute façon, rien ne se perd et tout est temporaire.
Ce n’est que lorsque tu vas réaliser que tout est sous ton contrôle et que tu es responsable de TOUT ce qui se passe autour de toi que tu vas enfin comprendre que tu as le super pouvoir de transformer ta vie et changer comment tu perçois les choses à travers d’un autre oeil, d’une perspective différente. Par exemple : ce n’est pas de ta faute s’il y a quelqu’un qui ait accidenté ta voiture, mais c’est ta responsabilité, par contre, de la façon que tu vas choisir de gérer cette situation. La rage et la haine sont des émotions normales d’un être humain. Là n’est pas le problème. Le problème est que tu aies choisi de défigurer l’autre personne causée par ta rage. Un autre exemple? Parfait : ce n’est pas de ta faute qu’un de tes proches s’est suicidé ou est décédé par un cancer, par un accident de voiture ou par simple vieillesse, mais c’est ta responsabilité, par contre, comment tu veux et comment tu vas gérer ces situations.
Voilà, tu as maintenant compris que rien ne se crée, que rien ne se perd et que tout est temporaire. Ce n’est que le début. Je n’ai même pas encore commencé à parler de ce qui se cache sous l’iceberg, car ceci est pour un autre chapitre.
David, il fait bon de te lire. Cela me donne espoir pour les générations futures!
J’abonde dans le même sens que toi disant que nous avons du pouvoir que sur nos propres actions et réactions. Que les actions, les paroles, les pensées, les décisions et les réactions d’autrui ne nous appartiennent pas. C’est pour cette raison qu’en gestion du stress, c’est la première chose que l’on nous dit. Subséquemment, j’ajouterais qu’il est un fait en soi que la vie est injuste. C’est cela qui nous est souvent source de stress, d’anxiété et de colère. Dès que nous acceptons nos responsabilités versus celles qui ne nous appartiennent pas, nous nous enlevons un énorme poids sur nos épaules qui en soutiennent déjà amplement. L’acceptation est la clé de la résilience.
Pour poursuivre, je remarque chez toi un grand désir de développement personnel. J’ai aussi amorcé un grand développement personnel, il y a 3 ans, lors d’un cours universitaire à la maîtrise. Ce dernier m’a ouvert les yeux puisque j’y ai, pour la première fois, entendu parler de différentes formes d’intelligences soient celle relationnelle et celle émotionnelle. L’une ne va pas sans l’autre. Ton texte exprime ta grande maturité émotionnelle. Cela m’émerveille de te voir aussi mature émotionnellement en si jeune âge. Chapeau à toi mon cher cousin! Tu amorces ce développement que peu ont le courage d’entreprendre puisque nous vivons au sein d’une société très peu axée sur les émotions et les ressentis. En effet, nous nous coupons facilement de notre corps et de nos ressentis ce qui nuit à notre bien-être général. Plusieurs sont mal outillés quant à la gestion de leurs émotions. N’en soyons pas trop surpris puisque le système d’éducation, à mon avis, a lui-même beaucoup à apprendre afin de mieux éduquer nos enfants dans la bienveillance et le respect de leur développement neurologique. Je remarque que les nouvelles générations de parents aspirent à un changement et osent remettre en questions les façons de faire des générations précédentes. Non pas pour les juger et les critiquer, mais pour agir de manière réfléchie à la lumière de nos (puisque je m’inclus) nouvelles réalités et nouvelles connaissances sur le développement du cerveau basé sur les recherches en neurosciences. Un vent de changement se fait sentir. Nous en sommes les porteurs.
Ton message est empreint de bienveillance et de gratitude. Les clés du bonheur! J’ai espoir que nous, jeunes gens de la génération X (ou bien Y c’est selon;)), si nous empreignons nos traces de gratitude et de bienveillance, la génération Z se portera mieux. L’être humain s’adapte à tout, toutefois nous remarquons un manque de résilience, d’empathie, de bienveillance et de gratitude chez plusieurs ce qui nuit au bien-être social (augmentation du taux de suicide, de maladies mentales, etc.). Pour faire preuve de résilience, nous devons, de prime abord, faire preuve de bienveillance et de compassion à notre propre égard. Il nous faut prendre soin de nous et être à l’écoute de nos besoins et de nos ressentis. Trop souvent, on se fait juger par autrui et la honte (un sentiment entièrement acquis et social) malheureusement s’installe. En dégageant la bienveillance et la gratitude, nous contaminons positivement ceux qui nous entourent et nous renforçons ainsi notre rapport au bonheur.
Mon cher David, continue à inspirer autrui par ton énergie positive, ta force et ta maturité émotionnelle. Il est là, je le pense vraiment, ton (notre) rôle pour les générations futures. Le vent de changement d’une société autrefois axée sur la production et la compétition vers l’une plus bienveillante et à l’écoute des besoins de tous est entre nos mains (puisque je m’inclus), génération X (ou Y haha!).
Pour ton prochain récit sur l’iceberg, j’ai envie de partager ma version! On dirait que nous avons des idées similaires hihi! Il fait du bien de ne pas se sentir seule dans ces pensées! Cette métaphore de l’iceberg me parle beaucoup depuis mon voyage d’aide humanitaire. Je compte m’en faire tatouer d’ici quelque temps! As-tu envie que l’on mette nos idées ensemble ou qu’on les compare pour le plaisir de s’enrichir et de confronter nos perspectives??? Fais-moi signe!
Je t’aime,
Ta cousine,
Valérie Therrien